La salle de l'auditorium du kristal l'hôtel s'est avérée etroide pour la première du film Stigma.
Les cinéphiles de la ville de Douala et des environs ont été séduits par la première du film Stigma, de ML production, une véritable réussite du récit qui porte la signature de Michèle Flore Lango. Pour une première, dans le monde de la réalisation, la belle et sublime aux grandes ambitions à fait un véritable chef d'œuvre. La qualité des lumières, le son, les images, la synchronisation, pas de problèmes de température dans les images et un jeu d'acteur impeccable pour sa jeune clic pour qui pour la plupart, c'était leur baptême de feu. Le film a connu la participation du célèbre acteur de renommée internationale Roger Brice SOBGO, de la ravissante Carole Happy, et surtout de la nouvelle coqueluche Gabriella Tchokouadjeu qui nous a laissé sans voix. Un travail d'équipe dont le rendu aura satisfait les cinéphiles venus nombreux soutenir cette jeune équipe de production et ces acteurs talentueux qui écriront à coups sûres , de belles pages de la culture Camerounaise. Stigma.
Michèle Lango s'est aventurée à mettre sur le grand écran, les réalités d'un problème de société qui stigmatise les parents et réduit les atouts physiques du malade. L'épilepsie. Cette maladie neurologique qui touche pas mal de personnes à travers le monde. En gros, c'est quand l'activité électrique du cerveau devient anormale, ce qui peut provoquer des crises, genre des convulsions, des pertes de conscience, etc. Ça peut être dû à plein de trucs, comme une blessure à la tête, une infection, ou même juste un truc génétique.
Malheureusement, en Afrique, les enfants épileptiques sont souvent victimes de stigma et de superstitions. On les traite de tous les noms d'oiseaux. Sorcier, vampire, et autres...Certains pensent que l'épilepsie est due à des esprits malins ou à la sorcellerie, ce qui peut conduire à l'exclusion sociale et à la marginalisation de ces enfants. Les familles peuvent aussi avoir peur de la maladie et ne pas savoir comment la gérer, ce qui peut retarder le diagnostic et le traitement.
C'est dans le souci de sensibilisation que Michèle Flore Lango, à mise en scène ce récit qui met en lumière les stigmatisations d'une jeune épileptique soutenue par sa mère et rejetée par son entourage et la société. Elle est considérée comme une véritable sorcière. Le commerce de sa pauvre et tendre maman prendra un coup. Même son père sera un contre poids pour elle.
Au-delà de la sensibilité sur l'épilepsie, Michèle Flore Lango met un accent particulier sur les avancées de la prise en charge de l'épilepsie en Afrique. Les cellules d'écoutes et de réconforts, que faire en cas de crise, et autres... Un film sensible qui reflète la pure réalité de nos vécus en société.
Qui est Michèle Flore Lango
Opératrice économique, et patronnée de culture, Michèle Flore Lango, est une cosmeticienne de renommée. Ses produits de beauté écumes les marchés du pays jusqu'à la sous région Afrique centrale. Passionné de la culture depuis sa tendre enfance, cette brillante fille de l'ouest Cameroun, s'est entourée des meilleurs, c'est ainsi qu'elle a misé sur pied un album qu'elle tarde à promouvoir pour les raisons indépendantes de sa volonté. C'est dans le 7e art qu'elle s'est véritablement imposée. Ses premiers rôles portent la signature de Chamberny Entertainment de Ebenezer Kepombia dans la bataille des chéries. Travaillant devant et derrière la caméra, elle a été mordue par le virus de la réalisation. Michèle Flore Lango est aujourd'hui une figure sûre du cinéma Cameroun. Vivement que les appuis multiformes l'accompagnent pour la promotion de ce film qui traite d'un problème social assez important afin de sauver plusieurs victimes demain.
Yves Constant Malongo
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